L’étagère à livres du professionnel

L'étagère à livres du professionnel

Une sélection de livres et de blogs sur les huiles essentielles et l'aromathérapie

Lors des ateliers et des formations, je suis régulièrement invité à citer des livres et blogs qui méritent d’être lus. Il ne manque pas de quoi s’informer sur les plantes aromatiques, les huiles essentielles et les applications de l’aromathérapie : des guides pratiques qui traitent des applications spécifiques, jusqu’aux ouvrages de référence. Cela peut sembler un vrai bonheur. Pourtant, le chemin vers de l’information de qualité n’est pas toujours facile à parcourir.

Le (petit) guide « grand public »

Pas mal de livres « grand public » manquent de précision. Précision que l’on peut pourtant attendre des auteurs qui maitrisent le domaine de leur publication : des noms d’huiles incomplets jusqu’aux propriétés thérapeutiques floues ou indéfinies.

Un livre attirait mon attention récemment. A première vue, le livret me paraissait bien agréable à lire. Par respect pour l’auteur, je ne citerai pas le titre. L’auteur encourage à utiliser les huiles essentielles en massage. Sous la rubrique « libido pour les femmes » (suivant la page « libido pour les hommes »), je lis la proposition de l’auteur: HE Ylang-ylang (HE : huile essentielle) et HE Sauge sclarée dans de l’huile de Macadamia : « masser le bas du dos et le bas-ventre, deux fois par jour « . Il fut un temps où de tels livres m’auraient énervés.

Des études cliniques ont montré que l’Ylang-ylang HE (Cananga odorata, fleur) possède des propriétés « sédatives ». Sédatives entre parenthèses (voir encadré). Mais pourquoi cet HE est toujours associée à la sexualité (souvent féminine), en tant que « aphrodisiaque », je n’ai toujours pas compris. Pour être précis : je refuse de le comprendre. Bien que je rejette l’hypothèse sous-jacente, je peut envisager que l’action « enivrante » de l’huile pourrait diminuer un certain retenu et comprendre l’association qui en suit avec la sexualité. Je comprends également que l’arôme floral exotique d’Ylang-ylang HE est davantage associé à la « féminité », bien que mon travail auprès des clients au cabinet montre clairement que les hommes optent également pour les arômes floraux. Il est clair que nous sommes ici dans le champs d’action du symbolisme conditionné par la société.

Le choix de l’HE Sauge sclarée me semble aussi un peu trop facile. Dans la littérature, vous lisez comment l’HE Sauge sclarée peut être utilisée en cas de problèmes liés au cycle menstruel (régularité, douleur), à la ménopause ou pour aider à retrouver un équilibre hormonal. Cependant, il manque de recherche pour confirmer un éventuel effet phytoestrogène, ainsi que son application thérapeutique.

Dans l’aromathérapie, l’HE Sauge sclarée (Salvia sclarea, sommité fleurie) est souvent citée pour son action potentiellement phytoestrogénique. L’effet œstrogénique est attribué à la molécule sclaréol, un diterpénol. Le sclareol aurait une structure similaire à celle des hormones féminines. Tisserand affirme que (permettez-moi un raccourci), étant donné que la molécule ne contient ni structure phénolique ni anneau secondaire, il est peu probable que le sclaréol présente une activité œstrogénique (Tisserand, 2010).

Revenons-en au livre. L’auteur ne mentionne aucune molécule ni principe de fonctionnement, mais note tout simplement le bénéfice ambigu de la routine proposée: «massage stimulant pour les femmes». Si nous supposons que «stimuler» signifie susciter un désir d’aventure sexuelle (l’intitulé affiche : «libido pour les femmes»), il n’y a actuellement aucune recherche disponible sur les composants ou principes d’action qui seraient responsables d’une telle action et donc aucune compréhension de la façon dont l’action pourrait être traduite en application thérapeutique.

Supposons que, malgré mes commentaires, les deux huiles auraient l’effet noté dans le titre, il nous restent alors deux questions. Pourquoi le massage devrait-il se concentrer sur le bas du dos et sur la région abdominale ? En raison de la présence à proximité des organes génitaux ? Quel principe de fonctionnement motive ce choix ? Et puis, masser « deux fois par jour » ? Le modèle thérapeutique à l’origine de cette fréquence m’est un mystère.

Cananga odorata, Francisco Manuel Blanco (O.S.A.)

Une étude britannique de 2008 confirme ce que nous pouvons appeler l’effet « enivrant » de l’HE Ylang-ylang. L’étude a évalué les effets sur la cognition et l’état d’esprit/mental (anglais: mood) lors de l’administration d’HE Ylang-ylang par diffusion chez 144 participants. Dans la même étude, l’huile essentielle de Menthe poivrée est également testée : l’huile stimulante par excellence que l’on peut considérer d’une certaine façon comme l’opposé de l’HE Ylang ylang. L’étude montre un état de repos accru (anglais: calmness), une vigilance réduite, une activité de la mémoire ralentie (anglais: speed of memory) et un temps de réaction retardé (anglais: speed of attention) (Moss, Hewitt, Moss et Wesnes, 2008).

En 2004, une équipe thaïlandaise-australienne a étudié l’impact de l’inhalation de l’HE Ylang-ylang sur une série de paramètres physiologiques et sur l’état mental et émotionnel subjectif (grâce à l’auto-évaluation avec des échelles visuelles analogiques) chez 24 personnes (Hongratanaworakit & Buchbauer, 2004). Les chercheurs rapportent une vitesse du pouls réduite et une pression systolique (PAS) réduite dans le groupe d’intervention. Les résultats indiquent respectivement une activité réduite dans le système nerveux autonome (anglais: Autonomic Nervous System, ANS) et un tonus sympathique réduit. Il est frappant de constater que les personnes du groupe d’intervention se sont senties plus alertes (anglais: alertness) et attentives (anglais: attentiveness). Plus la vitesse du pouls est bas, plus les gens se sentent alertes, en d’autres termes: les processus physiologiques et comportementaux vont chacun dans une direction différente. Comme l’affirment les chercheurs: l’inhalation de l’HE Ylang-ylang conduit au «découplage» de l’activation physiologique et comportementale (anglais: arousal). Ils concluent que l’effet de l’HE Ylang-ylang ne peut pas être décrit comme relaxant ou sédatif, mais comme harmonisant.

Mentha x piperita, Franz Eugen Köhler, Köhler’s Medizinal-Pflanzen

Propriétés et applications

Dans la bibliothèque des livres d’aromathérapie, le copier-coller des listes de propriétés des extraits semble être un sport favori. Si vous êtes curieux de connaître les sources des informations ou des propositions formulées, vous restez souvent sur votre faim. Ceci est d’autant plus vrai pour un certain nombre de livres qui sont promus comme «grand classique» ou «indispensable».

Pour ces mêmes propriétés le contexte d’une application spécifique est souvent absente. Par exemple : une huile essentielle, utilisée par voie orale, peut présenter d’autres propriétés que la même huile appliquée sur la peau. La méthode d’application déterminera souvent si l’effet recherché est atteint ou non.

Considérez l’huile essentielle de Menthe poivrée (Mentha x piperita, parties aériennes). L’extrait est (principalement) analgésique et tonique. Ce qui manque souvent, c’est la précision que l’effet analgésique concerne l’application cutanée en cas de douleur nociceptive (et donc pas de douleur de nature psycho-émotionnelle, ni de douleur neuropathique dans un tissu nerveux endommagé). L’effet analgésique est dû au (−)-menthol, un alcool monoterpénique qui est un composant important à la fois de la Menthe poivrée et de la Menthe des champs (Mentha arvensis, parties aériennes). Par application cutanée, le menthol a un effet dépendant de la dose et du temps : un effet de refroidissement, un effet analgésique (Liu et al., 2013) et un effet de dilatation des vaisseaux sanguins (vasodilatation) (Craighead, McCartney, Tumlinson et Alexander, 2017). L’action tonique, par prise orale, affecte le système digestif. Le fait que l’extrait ait également un fort effet «tonifiant» sur le rythme cardiaque (l’effet hypertensif provoque une augmentation de la pression artérielle) complique l’application thérapeutique de l’HE Menthe poivrée.

Cela peut sembler évident et vous ne vous attendez pas à une explication de l’auteur. Alors, je tente un autre exemple, peut-être plus convaincant. L’HE Camomille romaine (Chamaemelum nobile ou Anthemis nobilis, fleur) est calmante, une caractéristique connue du thé à la Camomille (de la plante séchée) avant de s’endormir. Que veut dire calmant ? Relaxant sur le tissu musculaire? Agissant sur le système nerveux central ? Ou apaisant sur la peau après un coup de soleil ? Et, encore une fois, quelles sont les méthodes d’application qui produisent l’effet recherché ?

En raison de ce manque de clarté, vous devez, en tant que professionnel, poursuivre vos propres recherches et décider vous-même si vous souhaitez oui ou non utiliser un extrait dans vos applications.

La shortlist

Qu’est-ce qui mérite donc une place sur votre étagère ? Cette liste n’est certainement pas censée d’être restrictive. Avez-vous lu un livre solide qui mérite une place dans cet article de blog ? Partagez-le par e-mail.

Robert Tisserand

Robert Tisserand

Avec The Art of Aromatherapy: The Healing and Beautifying Properties of the Essential Oils of Flowers and Herb de 1978, Robert Tisserand a probablement publié l’un des premiers livres en anglais sur l’aromathérapie :

Tisserand, R. B. (1978). The Art of Aromatherapy: The Healing and Beautifying Properties of the Essential Oils of Flowers and Herbs. Healing Arts Press.

En 1995, Robert Tisserand et Rodney Young ont écrit Essential Oil Safety, l’ouvrage de référence sur la toxicologie des huiles essentielles, à la fois des extraits et des composants biochimiques individuels. Dix-neuf ans plus tard, la deuxième édition a vu le jour :

Tisserand, R., & Young, R. (2014). Essential Oil Safety (2 ed.). Churchill Livingstone (Engelstalig).

Avec Tisserand en tant qu’éditeur, deux classiques français de l’aromathérapie ont été traduits en anglais :

Gattefossé, R.-M. (1996). Gattefosse’s Aromatherapy. (R. B. Tisserand, Red.) Random House UK.
Valnet, J. (1982). The Practice of Aromatherapy: A Classic Compendium of Plant Medicines & Their Healing Properties. (R. B. Tisserand, Red.) Healing Arts Press.

Si vous maîtrisez l’anglais, vous trouverez une vaste sélection de textes destinés à des applications professionnelles sur le site Web de Robert Tisserand (cliquez sur Advanced Clinical).

Jennifer Peace Rhind

Jennifer Peace Rhind

Jennifer Peace Rhind publie au sein de la maison d’édition londonienne Singing Dragon. En 2016 elle publie un ouvrage sur les effets synergétiques du blending (la création des synergies), avec un tour d’horizon de la recherche sur l’action des huiles essentielles dans sept domaines, complété d’une présentation d’une sélection d’extraits :

Rhind, P. J. (2016). Aromatherapeutic blending – Essential oils in synergy. London: Singing Dragon (Engelstalig).

L’auteur avait précédemment publié Essential Oils – A Handbook for Aromatherapy Practice. La troisième édition date d’octobre 2019 :

Rhind, J. P. (2019 (Third Edition)). Essential Oils: A Comprehensive Handbook for Aromatic Therapy. Jessica Kingsley Publishers.

Dominique Baudoux

Dominique Baudoux

Dans la lignée de ses formations aux professionnels au Collège international d’Aromathérapie Dominique Baudoux, Dominique Baudoux a publié plusieurs ouvrages consacrés à l’application clinique des extraits aromatiques dans un contexte professionnel, dont son récent ouvrage « Aromathérapie – 100 huiles essentielles » avec monographies des extraits aromatiques :

Baudoux, D. (2017). Aromathérapie – 100 huiles essentielles. Malakoff: Dunod.

Une traduction en anglais est publiée par Singing Dragon fin 2019 :

Baudoux, D. (2019). Contemporary French Aromatherapy. Singing Dragon.

L’auteur avait précédemment publié une série thématique contenant des formules pour un grand nombre de problèmes de santé, parmi lesquels je cite les titres suivants :

Baudoux, D. (2010). Les cahiers pratiques d’aromathérapie selon l’école française – Volume 1 – Pédiatrie (Edition 2011 ed.). Inspir.

Baudoux, D. (2010). Les cahiers pratiques d’aromathérapie selon l’école française – Volume 5 – Grossesse. Inspir.

Baudoux, D., & Zhiri, A. (2010). Les cahiers pratiques d’aromathérapie selon l’école française – Volume 2 – Dermatologie. Inspir.

Petra Ratajc

Petra Ratajc est biologiste, chercheuse et partage ses connaissances lors d’ateliers et de formations. Son domaine d’étude comprend les plantes médicinales et aromatiques, les métabolites secondaires, la pharmacologie, la pharmacognosie (l’étude des plantes comme base de médicaments), la biologie liée à la conservation de la nature et la biologie générale. Depuis 2016, elle partage ses réflexions sur son blog anglais PhytoVolatilome (www.PhytoVolatilome.com).

Janetta Bensouilah en Philippa Buck

Avec Aromadermatology, Janetta Bensouilah et Philippa Buck ​​publient en 2006 un travail remarquable sur le traitement des problèmes de la peau par l’aromathérapie. Les auteurs consacrent à mon avis insuffisamment d’attention à l’absorption transdermique des huiles essentielles, domaine complexe et encore peu exploré par la science. Dans le chapitre 4, ils passent en revue un nombre d’ingrédients pour des préparations cutanées, avec une discussion très limitée sur les huiles végétales dans laquelle ils concluent que des recherches supplémentaires sont nécessaires sur la possible pénétration cutanée (perméation) des huiles grasses :

Bensouilah, J., & Buck, P. (2006). Aromadermatology. Oxford: Radcliffe Publishing.

La pharmaco en grande forme

Si l’action pharmacologique des huiles essentielles vous passionne, plusieurs classiques sont indispensables. L’action pharmacologique comprend, entre autres, l’action anti-infectieuse directe des huiles essentielles sur des micro-organismes indésirables (antibactérienne, antivirale, fongique, antiparasitaire …). Cette action anti-infectieuse a été examinée par un certain nombre d’auteurs au cours du siècle dernier, suivant les traces du célèbre ouvrage de 1937 intitulé « Aromathérapie, les huiles essentielles, hormones végétales » de René-Maurice Gattefossé (Gattefossé, 1937). La région francophone (France, Belgique) semble constituer un terrain fertile dans cette matière : Jean Valnet, Paul Belaiche, Pierre Franchomme & Daniel Pénoël et Dominique Baudoux ont décrit l’effet anti-infectieux (entre autres), chacun à leur façon, dans un contexte thérapeutique.

Jean Valnet a publié son fameux Aromathérapie : Traitement des maladies par les essences des plantes en 1964 :
Valnet, J. (1964). Aromathérapie, traitement des maladies par les essences des plantes. Paris: Maloine.

Une réédition est disponible en format de poche :
Valnet, J. (2001). L’aromathérapie – Se soigner par les huiles essentielles. Paris: Maloine.

Robert Tisserand a publié une édition anglaise en 1993 :
Valnet, J. (1982). The Practice of Aromatherapy: A Classic Compendium of Plant Medicines & Their Healing Properties. (R. B. Tisserand, Red.) Healing Arts Press.

Paul Belaiche-Daninos (Traité de psychothérapie et d’aromathérapie, 1979, en plusieurs tômes)

Pierre Franchomme, R. Jollois, Daniel Pénoël (L’aromatherapie exactement, 1990)

Dominique Baudoux : voir ci-dessus pour une sélection des publications

Les arômes en médecine chinoise

Dennis Willmont pratique l’acupuncture, le taijiquan et la méditation taoïste depuis 30 ans. Au début des années 1980, il a mis au point un programme professionnel de Shiatsu et d’acupressure en Amérique du Nord. Dennis utilise des huiles essentielles et des herbes chinoises dans son cabinet d’acupuncture à Marshfield, dans le Massachusetts. En 2004, il a publie l’ouvrage de référence « Aromatherapy with Chinese Medicine » :

Willmont, D. (2008). Aromatherapy with Chinese Medicine. Will Mountain.

Impressionant par son contenu, sa taille, sa conception et sa mise en forme, le « Wu : Manuel de massage énergétique chinois » signé Sylvie Chagnon en 2013 chez Guy Trédaniel. Impossible de le décrire, consultez la description sur le site de Guy Daniel :

Chagnon, S. (2013). WU Manuel de massage énergétique. Guy Trédaniel.

Dans son livre « Aromatherapy for healing the spirit« , Gabriel Mojay présente une sélection d’huiles essentielles, utilisables pour un grand nombre de problèmes psycho-émotionnels. Sa motivation du choix des extraits vient de la médecine chinoise. Un chapitre séparé est consacré à une revue de 40 huiles essentielles. L’édition de 1999 chez Healing Arts Press :

Mojay, G. (1999). Aromatherapy for healing the spirit. Rocherster, Vermont: Healing Arts Press.

Le yoga et les arômes

Essential Yoga Practice de Mona Flynn et Asti Atkinson est un livre en trois parties. La première partie est une introduction au yoga, à l’ayurveda et aux chakras. La deuxième partie est une introduction à l’utilisation des huiles essentielles. Enfin, dans la troisième partie, les auteurs décrivent six flows de yoga avec un certain nombre de mélanges aromatiques :

Flynn, M., & Atkinson, A. (2016). Essential Yoga Practice. North Charleston: CreateSpace Independent Publishing Platform.

Etes-vous professeur de yoga et travaillez-vous avec des enfants, alors le livre de Catherine Blondiau est pour vous. Dans la première partie, l’auteur explique une approche pédagogique du yoga avec les enfants. Dans la deuxième partie, elle décrit cinq séances de yoga, accompagnées des huiles essentielles. Dominique Baudoux (voir ci-dessus) signe pour la sélection des huiles et leur motivation :

Blondiau, C. (2013). Yoga pour les enfants et synergies d’huiles essentielles. Bruxelles: Editions Amyris.

La cuisine aux arômes

Un grand nombre d’extraits aromatiques est commercialisé en tant que complément alimentaire et trouve donc une place dans la cuisine, en dehors de tout cadre thérapeutique. Animez-vous des ateliers de cuisine ou parlez-vous de la nourriture (saine) sur votre blog, alors ces livres méritent d’être explorés :

Cupillard, V. (2015). Cuisiner avec les huiles essentielles et les eaux florales. Paris: Editions La Plage.

Hönig, S., & Kutschera, U. (2014). Aromakitchen cooking with essential oils. Atglen, US: Schiffer Publishing.

Références bibliographiques

Craighead, D. H., McCartney, N. B., Tumlinson, J., & Alexander, L. M. (2017, 3). Mechanisms and time course of menthol-induced cutaneous vasodilation. Microvascular Research, 110, 43-47.

Gattefossé, R. M. (1937). Aromathérapie, les huiles essentielles, hormones végétales. Paris: Girardot.
Robert Tisserand publie une édition anglaise en 1996 :
Gattefossé, R.-M. (1996). Gattefosse’s Aromatherapy. (R. B. Tisserand, Red.) Random House UK.

Hongratanaworakit, T., & Buchbauer, G. (2004, 8). Evaluation of the Harmonizing Effect of Ylang-Ylang Oil on Humans after Inhalation. Planta Medica, 70(7), 632-6.

Liu, B., Fan, L., Balakrishna, S., Sui, A., Morris, J., & Jordt, S.-E. (2013, 10). TRPM8 is the Principal Mediator of Menthol-induced Analgesia of Acute and Inflammatory Pain. Pain, 154(10), 2169–2177.

Moss, M., Hewitt, S., Moss, L., & Wesnes, K. A. (2008, 2). Modulation of cognitive performance and mood by aromas of peppermint and ylang-ylang. International Journal of Neuroscience, 118(1), 59-77.

Tisserand, R. (2010, 4). Is clary sage oil estrogenic? Consulté le 11 17, 2017, de Robert Tisserand: http://roberttisserand.com/2010/04/is-clary-sage-oil-estrogenic/

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